The Who – Baba O’Riley

Fondé en 1964, The Who est certainement le parent pauvre de la culture rock de nos compatriotes français, qui en dehors des Rolling Stones et de Led Zeppelin (et encore pour ces dernieres, ils ne connaissent que le nom…) ne connaissent pas grand chose à ce qui se passait outre-manche, et très peu de nos concitoyens connaissaient certaines de leurs chansons avant que les séries TV américaines ne s’en emparent.

Mais The Who ce sont des dizaines de tubes et de master piece de référence. Un groupe qui en a inspiré des centaines d’autres, des visages que nous connaissons tous et des riffs légendaires.

On ne va retenir, pour les citer, seulement les membres d’origine, sans vouloir minimiser cependant le rôle de Kenney Jones à la batterie de 1979 à 1988. Vous les connaissez tous, parfois même sans le savoir !

Keith Moon – batterie et percussions (eh! ben vous voyez bien que ça vous dit quelque chose), de 1964 à sa mort en 1978

Roger Daltrey – chant, depuis 1964

Pete Townshend – guitares, depuis 1964

John Entwistle – basse, de 1964 à sa mort en 2002, maître de beaucoup de bassiste (dont moi) surnommé « thunderfingers » il a remis la basse (les basses!) au coeur de la musique rock, la faisant revenir d’un simple lien entre la rythmique et la mélodie, à sa vraie place à la fois mélodique et rythmique au coeur des compositions.

Le morceau que je vous propose ici est peut-être moins connu que My Generation (le méga tube interplanétaire de The Who), et surtout connu pour avoir servi de B.O. à des flics de Manhattan.

Il date de 1971, et est sorti sur l’extraordinaire album Who’s Next.

Who's Next
Who’s Next

Il a, comme beaucoup des chansons de The Who été écrite par Pete Townshend. Au départ il devait être intégré à un opéra rock intitulé Lifehouse, suite de leur célèbre premier ouvrage de ce type Tommy.

Il raconte l’exode vers Londres avec sa famille d’un paysan Irlandais, dont le nom, qui est le titre de la chanson, est influencé par Meher Baba et Terry Riley, deux inspirateur de Pete. Il est mélangé avec une autre chanson qui devait apparaitre sur Lifehouse : Teenage Wasteland, même si les deux titres n’ont pas grand chose à voir l’un avec l’autre.

3 accords seulement, mais ça suffit pour créer un riff incroyable : Fa, Do, Si bémol

Je vous laisse profiter de cette intro clavier expérimentale mémorable de Pete. Et savourer les débuts du hard rock moderne.  La basse et la batterie jouant également un rôle incroyable dans cette intro pour y amener toute la puissance du groupe. Roger attaque le chant en hurlant les paroles de libeté du paysans héro de la chanson. Pete pose alors la disto sur le riff. Un bon gros coup ! Et c’est parti !

Le riff clavier entêtant revient alors sur le devant et ne nous lâche plus. On entend les gros coups de Fa sur la basse qui nous martèlent le rythme pour soutenir un Keith parfait de régularité et de puissance.

Bref difficile de ne pas être complètement emportés. Surtout quand vers la fin on se retrouve complètement emportés dans des airs de folklore irlandais fous, on se surprend même à sauter partout… puis la batterie nous ralentit doucement et c’est la fin…

J’espère que vous appréciez.

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