Les hippopotames #2 – Le bestiaire humain part.1

(oui, part.1 parce-qu’il y aura une part.2 voire même une part.3… mais pas tout de suite et pas avant d’avoir introduit enfin nos amis éponymes !)

(les hippopotames est une série sur la survie au travail et plus généralement dans tous milieux hostiles 🙂 à voir les épisodes #1 et #3)

D’abord un grand merci à Alexandre G., certainement unique lecteur fidèle, qui me faisait remarquer à juste titre à quel point le premier épisode de cette série avait un ton suicidaire… (pour les plus jeunes, oui, une série ça peut être autre chose que Dexter ou Games of Throne, et si vous allez en cours de maths un petit peu, ça peut être bien plus encore). Donc trêve de tristesse et d’apitoiement. Le premier épisode était le reflet de circonstances bien précises qui n’ont pas à foutre le bourdon à tout le monde. On a tous une DLC (date limite de consommation, le truc à regarder sous les paquets de chips avant de les manger pour ne pas passer la nuit dans la plus petite pièce de son appartement), la mienne expire dans 50 ans si la médecine décide de s’occuper des gros fumeurs, ou si monsieur Marlboro (mais non je n’ai pas cité de marque !) trouve comment enlever le goudron de ces merveilleux petits bâtonnets qu’il vend dans des paquets charmants, teintés de rouges et de blancs, et à la texture si soyeuse 🙂

Procédons donc avec la suite de notre aventure et décrivons-en les principaux personnages, le bestiaire humain qui entoure nos hippopotames…

Le règne animal est une merveille de diversité (le végétal aussi d’ailleurs, mais il est moins fun et puis c’est pas le sujet), que l’utilisation massive de pesticides et SP95 tend à amoindrir, mais tout de même encore assez notable pour être pris en exemple ici.

Je me permets juste une note en passant, si on continue à forcer un peu trop sur les aliments sans rien (sans gluten, sans sel, sans saveur et sans odeur) ou les compléments alimentaires, à utiliser des médicaments comme des tic-tac (y’a-t-il un « s » au pluriel de « tic-tac », mystère), à pasteuriser tout ce qui bouge, même si Pasteur était un grand homme, ou à écouter des disques de Zaz, on va finir sans anti-corps… et ça nous mettrait directement nous aussi sur la liste des espèces en voie de disparition, mais nous serions la première à nous auto-exterminer, pas mal.

Les insectes bien sûr représentent la majorité des espèces connues, et donneraient des milliers d’exemples pour soutenir mon propos, mais comme ils sont moches, petits, et qu’on passe notre temps à les écraser pour passer des vacances tranquilles au bord de ce putain de lac où on savait pourtant qu’on se ferait piquer de partout, on va les laisser de côté. Nous allons choisir de beaux animaux, bien médiatisés, les stars du National Geographic, ceux qui passent bien à la télé.

L’espèce humaine, à l’intérieur de ce règne animal, est dite unique, égale (voir le billet là-dessus) et… et c’est tout. Bref on ne distingue pas dans le genre humain d’espèces différentes, ou de races (oh ! le gros mot !) aujourd’hui, l’homo sapiens sapiens ayant balayé tous les autres a priori (cependant j’ai déjà vu des néandertaliens, et pas que pendant la fête de la bière à Munich!). Et pourtant les noms d’oiseaux, et les analogies avec les animaux ne manquent pas et sont souvent les vecteurs d’illustrations pertinentes des caractères humains, depuis que les histoires et contes existent.

Etablissons ici ensemble le listing, tout à fait subjectif et bien sûr non-exhaustif, de ce bestiaire fantastique qu’est la population humaine, et qui est la preuve, s’il en fallait une, que Darwin avait raison. Nous avons tous un ancêtre commun, et l’être humain a dans ses gènes la capacité de reproduire tous les comportements de toutes les autres espèces de la planète car nous sommes issus du même brin originel d’ADN. #FuckLeCréationnisme

A tout seigneur tout honneur, à bon chat bon rat, à bon entendeur salut, et à la tienne ! mais je m’égare,  monsieur le Lion est à placer en tête de cette liste, d’autant qu’il est simple à décrire : il dort tout le temps, n’en rame pas une, mais est dans les sommets de la chaîne alimentaire. Il se nourrit de tous les autres animaux de cette liste (sauf de l’animal qui donne son titre à cette série, mais ça c’est suspens !), est servi par une bande de lionnes en mal de reproduction avec le meilleur patrimoine génétique possible, et s’occupant uniquement du bien-être de monsieur, et des rejetons (voir plus loin la poule pondeuse). Mais il a la classe. On le remarque et on l’admire, oh ! qu’il est beau le lion ! mais force est de constater qu’il est aussi… en voie de disparition et que sans l’aide de WWF il serait déjà éteint. Son refus de la société (animale ici), sa prétention et sa suffisance, son besoin de bouffer les autres et parfois de bouffer ses semblables ont fait de lui une espèce menacée, mais bien casse-bonbons si on veut se la couler douce et se piquer un petit roupillon en pleine savane.

Sautons du Coca light et retrouvons nous directement bien plus bas dans la chaine alimentaire. Le zébu (le premier qui partage sur son mur Facebook cet article et met en commentaire « zébu soif » reçoit un camembert dédicacé – chiche !). Peut-on aller plus bas ? Personne ne sait. C’est dur à dire mais il semble que le zébu-humain, car je rappelle que tout ce que je dis ici n’est basé que sur peu de faits scientifiques avérés, mais simplement sur les analogies faciles et possibles entre les êtres du règne animal et les humains, tirées de la culture populaire et Nationalgeographiquienne qui entoure chaque animal cité, afin de pouvoir mieux décrire et illustrer les comportements humains. Il semble donc, disais-je, que le zébu(-humain) soit ce qu’on a de plus bas. Il est le garde-manger d’à peu près tous les autres animaux dans cette liste, volontairement, par erreur ou par omission. Un vrai frigo ambulant. Il vit en troupeau, mais n’hésite pas à sacrifier les plus faibles pour échapper aux prédateurs. Il ne brille pas particulièrement par son aspect esthétique. Il est végétarien (c’est pas beau de se moquer des mangeurs de foin, mais dans la savane ou la jungle du quotidien, ne pas se permettre de temps en temps de croquer de la chair est un désavantage majeur), mal habile, apeuré et un peu débile il faut bien l’avouer. Bref, je suis sûr que vous avez tous en tête d’un coup le nom d’un pote ou d’un collègue qui est un zébu parfait… mais n’en n’êtes vous pas un vous-même ? On y reviendra.

Une que j’affectionne particulièrement, c’est la poule pondeuse. Alors elle c’est simple, elle n’a d’existence qu’à travers sa progéniture. Elle est bien sûre bouffée par les lions, mais ces derniers, félins dans l’âme, aiment bien s’amuser avec. Ils s’en servent d’esclave. Quand on a sa progéniture à sauvegarder il faut du maïs pour la béquée, donc, on s’accroche à ce qu’on a, même à ce qu’on n’a pas mais que les autres nous promettent. Elles sont donc souvent transformées par les lions (et autres, voir plus loin, mais rarement les zébus tout de même) en objet de jeux de toutes sortes, voire jeux interdits aux moins de 18 ans. Alors là, si vous avez l’image d’un lion en train d’essayer de se faire une poule, je vous rappelle que ceci n’est pas un reportage animalier ! (et que vous avez les idées mal placées !).

La poule pondeuse a une très bonne amie, la hyène. Facile à décrire, celle-ci, sournoise, ne se nourrit que des cadavres sans jamais avoir le courage de tuer elle-même. Même si elle a pu fortement inciter au massacre. Elle ricane tout le temps, elle chuchotte et complotte.  Elle (ou il d’ailleurs) roule du cul, fait des courbettes aux puissants, et mord à pleines dents dans les cadavres encore fumants quand ceux-là sont repus. Bref, c’est de la sale bête, mais comme elle est vicelarde, on ne la voit pas venir. Elle rampe dans les herbes hautes. Malgrè tout elle est utile à la régulation des espèces. Si on a trop de zébus, on ne sait pas quoi en faire, et si un lion est trop fatigué, il prend une place inutile, elle est donc là, la hyène, pour faire en sorte que tout tourne rond, toujours dans son propre intérêt, ça va de soi.

Enfin, pour cette première partie, il y a le grand gorille. Il est sage, calme. Personne n’ose l’attaquer. Il fait peur mais n’utilise pas sa force contre les autres. Par contre, il est dur à trouver. Il se cache, ne distille ses bons conseils que sur commande et seulement quand on arrive à mettre la main dessus. Il aimerai bien pouvoir protéger tout le monde, mais il a les miquettes ! Il est lui aussi en voie d’extinction car il ne s’est pas assez reproduit, ou dans un monde humain pour aider à l’analogie, il n’a pas assez délégué et transmis son savoir. Alors on le garde parce qu’on en a besoin. On le surveille comme dans un zoo.

Il y a encore beaucoup d’autres animaux dans le bestiaire humain. Les tigres, princes des lions qui attendent leurs tours sagement comme faisant la queue pour monter dans le métro, les oiseaux de toutes sortes, surtout l’autruche, qui se voile la face, mais dont on voit les fesses, des reptiles superbes, comme les caméléons (pas besoin de préciser ce qu’ils font, tout le monde a compris, mais pas la peine non plus d’essayer d’entre mettre un sur du tissu écossais… ça ne marche pas… mais non je n’ai pas essayé…), la girafe qui sait tout et voit tout venir, mais n’est même pas capable de boire simplement dans un étang sans avoir l’air idiote, l’éléphant qui fonce dans tout ce qui bouge (donc ne bougez pas), est sympa, mais un peu lourd et encombrant (au propre comme au figuré), ou encore le pluvian, dentiste des crocodiles, si habile et si utile qu’on le laisse faire jusqu’à ce que la faim soit plus grande que le besoin… et crac le pluvian. Et enfin, oui le crocodile sera des nôtres, cette espèce de croisement entre la hyène et le lion, mais si utile pour faire de beaux sacs à main (mais si j’aime les animaux !).

Je pense et j’espère que vous commencez tous à avoir en tête qui est qui dans votre quotidien. Et vous vous dites qu’on pourrait aller beaucoup plus loin dans la description de leurs comportements, paniquez pas, ça arrive !

Vous avez tous un lion, une poule, une hyène, un gorille et vous pensez avoir aussi beaucoup de zébus. Mais sont-ils vraiment ce que vous croyez, et l’êtes-vous vous-même ? et puis mince à la fin, qu’est-ce que c’est que cette histoire d’hippopotames !?

On y vient…

#FuckTheFish

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