Rapport ethnographique #1 – La parisienne

Chers amis,

Déjà deux mois que nous avons atterri dans la capitale de la France. Tout semblait calme au départ, la vie allait être beaucoup plus paisible que dans la bruyante Moscou. Les habitants avaient même l’air respectueux, très légèrement altruistes, vaguement intéressés par leurs congénères, en tout cas juste assez pour ne pas être envahissants. Tous nous semblaient très cultivés ou tout du moins aspirant à le devenir, même si cela signifiait faire des heures de queues devant des musées ou des théâtres.

Et puis on a commencé à entendre de plus en plus, partout où on allait, comme un bruit de crécelle, un peu strident et, passez-moi l’expression, très fortement irritant, voire casse-burnes (si, si, c’est le terme technique exact). Le bruit était toujours accompagné d’une odeur de quinoa assaisonné au yaourt bio sans lactose à la goyave équitable… très désagréable, limite gerbant, vous voyez…

L’interprétation de ces données a au début été délicate. Mais d’où pouvait donc venir autant de volonté d’être antipathique ? Tout avait pour l’instant été si parfait. On ne s’attendait pas à une telle découverte.

Et puis un jour on a pu l’identifier, enfin ! Au détour d’une terrasse de café, assise devant une tasse de thé noir citron-fraise-cacao, riant très fort (et inutilement nous confirmeront nos observations) à ses propres réflexions. Nous la tenions. Ce spécimen rare dont tout le monde nous avait tellement parlé, mais qui tel le dahu restait caché et légendaire. Elle était là enfin devant nous : LA PARISIENNE !

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Nous commençons juste nos observations, mais les premiers résultats sont incroyables ! Voici quelques unes de ces premières observations.

TOP 10 DES OBSERVATIONS QUI VONT VOUS FAIRE DIRE « MAIS OUI ! » SUR LES PARISIENNES

1 – La parisienne s’aime. Elle parle principalement d’elle ou de ses enfants, est fière de son mâle mais qui reste un simple accessoire.

2 – La parisienne a besoin de se mettre en avant, elle emploie donc souvent une amie moche (la parisienne est toujours belle, car seule son avis compte), si possible avec un peu d’argent (qui pourra donc payer l’addition, trop contente d’avoir été invitée à tenir compagnie à la parisienne), et sans aucune personnalité, pour la mettre en valeur.

3 – La parisienne parle fort. Trop fort. Et vérifie toujours bien du coin de l’oeil que les quidams autour ont bien entendu. Donc, Madame la parisienne, les quidams autour te disent m*rde ! on a entendu, mais on voudrait pouvoir dîner tranquille, merci.

4 – La parisienne mange de la salade, principalement. Car elle doit tenir sa ligne. Mais ce que nous ne comprenons pas, c’est que si elle ne mange que de la salade : 1/ elle pourrait faire des écarts sans prendre un gramme, 2/ elle n’ingère pas assez de nutriments, elle va finir par tomber dans les pommes, 3/ elle doit bien se faire chier… donc conclusion de cette observation particulière :

5 – La parisienne est une grosse menteuse et s’enfile en fait en secret des kilos de chocolat ! ah la vache ! c’est pas bien ça ! et d’ailleurs, en parlant de vache…

6 – La parisienne rumine ! si ! elle a toujours une saloperie de chewing-gum ultra développement durable dans le gosier et elle ne sait pas fermer la bouche quand elle le mastique ! En plus elle dit « meuuh » tout le temps.

« J’ai pas pris un peu ?

– Meuuuuh non, t’es parfaite ma chérie ! »

ne me dites pas que vous ne l’avez jamais entendu !!

7 – La parisienne croit que manger des légumes improbables venus de contrées lointaines et cultivés par des agriculteurs payés raisonnablement est bon pour la planète (et puis surtout très classe à dire aux copines), et elles oublient les hectolitres de fuel qu’il a fallu utiliser pour amener ces légumes jusqu’à son assiette.

8 – La parisienne est à la mode, mais trop tôt. Trop cher, trop incomprise. Et encore une fois trop développement durable.

9 – La parisienne est souvent célibataire, ou peu souvent accompagnée par son mâle. D’après elle par souci de liberté… d’après nos observations, c’est plutôt par instinct de survie des hommes qui la croisent ou l’entourent.

10 – La parisienne semble cependant indispensable à la bonne marche de l’écosystème citadin… et en plus elle se disperse, il parait qu’on commence à en trouver à Lyon, Nantes, et même Marseille ! A noter que l’expatriée est automatiquement classée dans la catégorie parisienne, avec option bigote.

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(messieurs, ne vous cachez pas, votre tour arrive)

#FuckTheFish

7 commentaires sur “Rapport ethnographique #1 – La parisienne

  1. Bon, en tant que parisienne pure souche (ou presque), je m’insurge. Tu ne parles pas des parisiennes là, mais d’une niche, d’un segment, que dis-je, d’un sous-segment, tu dois faire partie de ceux qui pensent que toutes les New-Yorkaises ressemblent aux copines de Sex and The City ? Allez, passes prendre un café dans mon quartier, on est toutes avec nos mecs généralement (surtout à l’apéro), souvent avec les enfants aussi (le matin le week-end surtout)… Quant au régime, on est en Avril, attends l’automne, tu verras, on se venge 😉

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