Combien coûte votre bonheur ?

Tout le monde doit avoir un montant en tête. Une somme d’argent mensuelle ou capitalisée à partir de laquelle il est financièrement à l’abri total du besoin. C’est peut-être zéro (amis altermondialistes bonjour !), c’est peut-être des milliards (mais ça va être tendu).

liasse

Comment calculer cette somme ?

Regardez ce qui vous satisfait au quotidien. Ce qui vous rend heureux, pas ce qui vous rendrait heureux. Si vous n’y êtes pas encore, parce-que trop jeune ou trop loin encore de cet état, définissez-vous un objectif.

Comment définir cet objectif ?

Prenez en compte ce que vous voulez être. Pondérez -le avec vos propres capacités. Car tout le monde ne peut pas être super-héros ou champion de tennis ou encore Youtubeur de talent 🙂 !

Et maintenant, regardez votre vie.

Avez-vous, ou êtes vous en chemin pour atteindre vos objectifs ? Si non, alors persévérez, c’est pour bientôt. Si oui, alors quoi d’autre ? Est-ce que vous ne feriez pas une pause pour profiter de ce que vous venez de conquérir ?

Quel besoin avons-nous tous de vouloir toujours monter, monter, monter, accumuler, accumuler, accumuler ? L’argent que nous capitalisons sans aucune capacité d’être dépensé ne nourrit que la spéculation et les bulles financières. L’argent est fait pour circuler. Il sert à mesurer la valeur d’un échange. C’est simplement une généralisation du troc, permettant de troquer avec quelqu’un qui n’attend rien de nous. Cet argent lui permettra de se retourner vers un tiers pour qu’il puisse obtenir de lui ce qu’il veut après avoir fait affaire avec nous.

Et à part pour les très gros montant il n’existe pas de classement. On ne joue pas aux tas de pièces d’or avec nos amis pour savoir celui qui est le plus riche. On jalouse parfois les capacités à acheter. Mais a-t-on tous besoin d’acheter la même chose ? Donc à quoi cela sert-il ?

J’ai l’impression qu’il est très compliqué de savoir s’arrêter, par fierté. Mais pourtant, sans être communiste (oh! surtout pas, c’était une bonne idée de départ, mais on a vu que ça merdait sec à l’allumage), je pense que cette manière globale de réflexion qui pousse à l’accumulation effrénée, a créé et entraîne l’accroissement des inégalités fortes.

L’inégalité forte est quelque chose de très personnel, que je définie par opposition à l’inégalité faible.

L’inégalité faible, j’en ai parlé pas mal dans ce post, c’est celle que définissent nos capacités et les besoins de la société. C’est l’inégalité entre un grand chirurgien et un agent d’entretien. C’est celle qui n’est que normale. Qui permet à une société de tourner (bien qu’on puisse encore se demander si ces deux métiers n’amènent pas finalement une contribution identique au monde… ça vaudra le coût de s’y pencher dans un prochain article).

L’inégalité forte ce n’est pas l’injustice de ne pas avoir pu être ce que nos capacités nous auraient donné la chance d’être. Pô du tout ! C’est l’étirement des différences entre les extrémités d’une société.

Elle serait mesurée, si j’étais un fin économiste, par l’écart entre le nombre de personnes sous leur objectif pondéré par les sommes restant à atteindre, et le nombre de personnes au-dessus de leur objectif pondéré là aussi par les sommes en trop, et donc non pertinemment utilisées. L’idéal serait que cet écart oscille autour de zéro.

Quelles sont les quantités d’argent dormantes ? comment pourrait-elles servir à une meilleure rémunération du travail ?

C’est une question compliquée, utopiste et du coup très mal vue aujourd’hui. Et pourtant sachez que je suis loin de l’idéologie trop de gauche qui diminue la part de travail par rapport à la part de loisirs. L’idéologie qui oppose patrons et employés, etc etc. Ce billet n’est absolument pas militant de gauche ou de droite, ou du centre, ou du dessous et du derrière.

C’est juste une réflexion. J’ai été dans l’accumulation (voir les hippopotames), j’ai été tout ça. J’ai atteint sans m’en rendre compte ma somme, mon chiffre. J’y ai découvert mes plaisirs, et que tout allait bien. Je n’ai pas besoin d’aller plus loin autrement qu’intellectuellement. Ma vie va être très bien comme ça. Je ne dis pas qu’une opportunité ou deux ne vont pas encore se présenter que je saurai saisir, mais je ne les chasse plus.

Et vous, où en êtes-vous ?

Aller, #FuckTheFish à tous et surtout regardez autour de vous, la Terre est pleine d’autres habitants, vous n’êtes pas seuls !

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8 commentaires sur “Combien coûte votre bonheur ?

  1. je sais, ça fait cliché ce que je dis, mais c’est vrai. Il me reste des ambitions (heureusement) elles restent très modestes aujourd’hui, peut être qu’avec l’âge tout change

    Aimé par 1 personne

    1. et heureusement ! je voulais parler plus de besoins financiers 🙂 heureusement qu’on garde tous des ambitions personnelles ! c’est ce qui nous motive. Et c’est justement quand on n’est plus obnubilés par l’accumulation de richesses supplémentaires qu’on peut peut-être enfin s’y consacrer et les avoir comme vrais objectifs, non ?

      Aimé par 2 personnes

      1. oui enfin je ne suis pas totalement serein pour l’avenir 😉 , j’espère seulement réussir à vivre convenablement mes derniers jours, je me satisfait de peu aujourd’hui, mais ce peu est nécessaire

        Aimé par 1 personne

  2. Je suis chrétien, et en celà j’ai des difficultés à percevoir la course de la même manière, dans un sens j’ai envie de mourir vite pour rejoindre le père, et en même je n’ai pas profité de tout ce qu’il avait à m’offrir dans ce monde ci…

    Aimé par 1 personne

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