Les Hippopotames #6 – Les faux

Salut l’aquarium !

3 mois! 3 mois d’absence, beaucoup de travail, trop de choses à faire et pas assez de temps pour écrire ici… c’est inexcusable, inadmissible et je promets de me flageller aussitôt que je trouverai une botte d’orties fraîches pour le faire !

Cependant, ces trois mois m’ont permis d’expérimenter ou d’être confronté malgré moi à de nouvelles situations qui vont permettre pour quelques épisodes d’alimenter Les Hippopotames.

Sans vouloir donner l’air de Lapalisser (oui, j’ai l’humeur aux néologismes), ni d’enfoncer des portes ouvertes, ce qui peut s’avérer plus douloureux qu’on ne le pense, j’ai envie de vous dire ce soir que le monde du travail, le monde social, n’est pas la réalité. Oh My God! Mais alors ça c’est la découverte du siècle les enfants. Eh bien moquez-vous ! Mais l’évidence ne l’est pas tant que ça.

Nous travaillons tous (ou souhaitons travailler) au moins 8 heures par jour (un peu moins si on en croit Martine), c’est déjà un tiers de notre vie quotidienne. Nous ramenons des soucis ou des sujets de discussion à la maison, nous partageons avec nos collègues des moments en-dehors de nos heures dues de travail. Celui-ci nous accapare donc bien plus que la moitié de notre temps. Nous voyons plus nos collègues que nos familles, nous leur écrivons plus qu’à nos cousins éloignés que nous aimons pourtant tant et nous pensons plus à eux qu’à nos prochaines hypothétiques vacances. Ils sont donc de fait, mais aussi les sous-traitants et autres acteurs de notre vie professionnelle, une part de notre vie qui si elle n’est pas la plus importante dans notre coeur le devient forcément en temps passé.

Alors, parce que nous sommes des animaux sociaux, à un moment une inversion se produit et c’est notre maison, notre vie privée que nous ramenons au travail. On se confie, on se raconte, trop peut être parfois. Et il arrive l’irréparable, on fait confiance. Et on oublie que ce monde social du travail n’est pas une Utopie. Chacun est là pour y gagner de quoi vivre. C’est l’arène, la savane, l’antre de la survie.

Ce monde qu’on croyait être devenu notre cocon, et dans lequel on se sentait si bien se referme d’un seul coup sur nous comme le plus sanglant des pièges.

Oui, c’est vrai, vous avez certainement rencontré vos meilleurs amis au travail, c’est mon cas, voire votre conjoint. Vous les auriez rencontrés par ailleurs, le travail n’a servi que de catalyseur de sociabilisation. Mais votre erreur est de croire que toutes ces individualités qui vous entourent représentent un cercle dont vous êtes le centre et qu’elles n’ont qu’un but : vous être sympathiques et participer à votre propre épanouissement. Tout simplement parce qu’elles pensent la même chose. Et que si on y réfléchit bien, une forme géométrique avec autant de centres qu’elle a de point sur son périmètre, ça s’appelle un gros bordel ! Donc, oui, vous n’êtes généralement que l’infinitésimal de vos collègues. Sans vouloir aller jusqu’à un mal nécessaire, vous n’êtes que l’élément qui va leur permettre de se réaliser à un instant donné, sans aucune considération pour vos attentes propres. Encore une fois, je généralise. Mais le nombre d’exemples que vous avez en tête en ce moment même pour réfuter cette thèse est je suis sûr bien inférieur au nombre d’exemples qui la corroborent.

Et c’est ainsi que commence à se profiler dans votre esprit le bal des faux. Des faux-sentiments, des faux-semblants, des faux-culs, des faux-amis.

faux

Certes les mêmes existent dans la sphère privée, mais comme on l’a démontré plus haut celle-ci est bien inférieure en temps à la sphère professionnelle dans votre vie au quotidien. L’impact sur votre équilibre mental et votre recherche de bonheur est bien supérieur.

Est-ce que pour autant on doit bannir tout contact social, toute forme de sympathie ou de rapprochement avec nos collègues ? absolument pas !

Mais le fait de travailler ensemble ne rend pas acquis l’honnêteté de la relation, ni surtout son envie de réciprocité chez l’autre. Et finalement vous vous rendrez compte avec le temps que les collègues qui deviennent des amis sont ceux avec qui cela prend du temps, comme dans la vie privée (hors coup de foudre amical). Ceux que vous avez besoin de découvrir, ceux que vous ne voulez pas froisser de votre omniprésence, mais avec qui vous voudriez quand même passer plus de temps. Ceux-là sont précieux, gardez-les… mais méfiez-vous toujours.

J’illustre.

Durant tout mon parcours j’ai été amené un jour à recruter un ami (oh! la grave erreur!). Et là je me suis rendu compte que toute l’amitié que j’ai pu croire avoir n’a jamais été que factice et que l’instinct reprend le dessus. Que la volonté de nuire et de profiter de la position de l’autre devient un jeu malsain et qu’enfin cela se transforme en la pire des guerres. Tout n’aura jamais été qu’une symbiose de survie avant cette date. Comme une anémone et un poisson clown qui se protègent l’un l’autre, mais aimeraient peut-être bien finalement se dévorer, et dont l’inutilité soudaine de l’un fait apparaître de désintérêt de l’autre. C’est assez douloureux, mais au final #FuckTheFish prend toujours le dessus, alors ça va.

Alors oui, ok. C’est le hasard de la vie, va de l’avant, blablabla… mais cela illustre bien que malgré toute l’attention qu’on peut porter à ne pas se laisser entraîner dans des amitiés de papier, même celles qu’on croit les plus solides ne sont que des châteaux de cartes.

Mais bref. On ne s’intéresse pas ici à ces personnages de notre sphère professionnelle qui finissent par ne plus être un autre animal de notre savane de vie, mais un membre de notre clan. Non regardons plutôt les autres fauves autour du point d’eau. Ceux qui nous observent dans l’attente d’un point de faiblesse pour se repaître de notre chair et ainsi réussir à survivre un jour de plus.

Vous les connaissez tous ! Ils sont faciles à repérer, ils sont ceux qui sourient le plus et semblent les plus avenants. C’est ainsi que les fleurs carnivores attirent leurs proies (tiens j’avais pourtant dit dans le bestiaire qu’on ne s’intéresserait pas à la flore, mais ça passe). Et ceux-là n’attendent pas de simplement vous oublier dans les hasards de la vie, ils sont au-dessus de votre épaule en permanence. Leur tactique est bien rodée. Entre charognards et arachnides, ils attendent vos faiblesses pour vous massacrer et vous dévorer.

Mais non ! Le monde du travail n’est pas comme ça, n’est plus comme ça. Aujourd’hui c’est du travail collaboratif, de l’entraide, du coaching plutôt que de la hiérarchie, et chacun essaye de se réaliser soi-même sans vouloir asphyxier les autres.

Mais vous lisez trop de magazines de gare vous dites-donc !

Ceci n’a rien à voir avec de quelconques techniques de management ou de travail. C’est un instinct de survie.

C’est un tableau bien noir que je vous dépeint ici de vos collègues de travail et de ce qu’ils comptent faire de vous, hein ? Mais osez me contredire. Osez me dire que la meute la plus joviale ne se précipitera pas sur le premier qui trébuche pour l’achever ! (l’effet de masse aidant). Osez me dire que vous-même vous ne vous êtes jamais surpris en train de vous réjouir de l’échec d’un autre. Ça nous est tous arrivé, et c’est horrible, mais c’est malheureusement humain. Humain comme primate un peu évolué.

Prenez donc garde à ceux dont les dents trop blanches vous sourient trop souvent, et dont les tapes dans le dos ne sont en fait que des tentatives de déstabilisation.

Attardez-vous plutôt sur celui que vous croyez être désagréable car il vous dit toujours ce qu’il pense, ne s’en cache pas, mais n’en retire jamais de réelle satisfaction ou d’intérêt personnel. Il est peut-être celui en qui vous pouvez avoir le plus confiance. Faites attention à votre tour à lui rendre l’honnêteté qu’il vous offre. Car celui qui semble être le plus capable de vous tuer et vous en donne le plus la (fausse) sensation, car il a des paroles et des actes trop directs qui ne vous brossent pas dans le sens de votre pilosité, est certainement votre meilleur allié, car lui ne vous cache rien.

_________

Bon, ben pour une reprise j’étais un peu énervé (mince je dis ça quasiment un article sur deux…. au moins cela signifie que le suivant sera plus jovial 🙂 ) et peut-être un peu brouillon, mais c’est une remise en jambes 🙂

Profitez de vos amis, méprisez les faux-culs et #FuckTheFish !

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Un commentaire sur “Les Hippopotames #6 – Les faux

  1. C’est bête à dire mais le travail en équipe est purement individualiste… plus on travaille en équipe plus on est sujet à tirer et se faire tirer dans les pattes.

    Un monde d’hypocrites, de faux cul qui saura tirer de ton parti quand ça les arrange, et mieux t’abattre après !!!
    Plus tu partages ta vie perso, plus on s’en servira pour te lancer des pics, te rabaisser ou te limiter à une mauvaise image que tu rends de toi.

    Tu vas envoyer un mail avec une faute d’orthographe, ayez t’es le guguss qui sait pas écrire mais on ne se rappelera pas du fond du message !

    Aimé par 1 personne

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