The Fish Eye

Un regard sur chaque jour

Seeking for library star #2

Welcome back !

C’est sans aucune surprise que ces premières vingt-quatre heures de la tentative de prise de contact par écrans interposés avec l’excellent Bernard Werber se sont avérées infructueuses. Les Tweets et l’article sur TheFishEye n’ont eu qu’un succès d’estime, pourtant au-delà de ce qu’ils ont l’habitude de recueillir. C’est vous dire si d’ordinaire ils passent inaperçus ! Je me demande d’un coup si en fait je ne suis pas le seul à me faire plaisir dans cette histoire, sorte de masturbation sur réseau social. C’est moche. Et ça provoque des rougeurs, faut que je me surveille.

haddockjumelles2_4827

Pourtant les forces mises en œuvre devaient pouvoir porter leurs fruits. Il y a eu quatre tweets depuis hier. Un teaser, la publication de l’article, une relance et un aveu d’échec en fin de soirée. C’est peu en comparaison de ce que nos amis politiques nous balancent à longueur de mise à jour de leurs murs, mais certains d’entre-nous ont un métier qui leur permet de payer le loyer et non un passe-temps assis dans des fauteuils en velours rouge, les yeux dans le vague à compter les mouches ou à attendre que l’opposition les fasse rire. Mais non ! Je n’ai pas un regard dédaigneux envers ceux que nous avons envoyés nous représenter à grands coups de bulletins dans l’urne ! Pas du tout, en plus ce n’est pas mon genre de me moquer !

Reprenons. Méthode Coué, méthode Coué, y’a que ça de vrai.

Ne pas désespérer et ne pas se décourager sont les éléments de base pour ne pas perdre son sang froid dans ce genre de situation. Il faut raison garder (merci Jacques C.) et savoir remettre chaque jour son ouvrage sur le métier (merci Pénélope). J’enfonce des portes ouvertes, mais c’est pourtant en se référant à des principes de base éprouvés comme ceux-ci qu’on arrive à des résultats, certes pas flamboyants, mais réels et mesurables. Il faut donc que nous persévérions tous ensemble. Car c’est un travail d’équipe avant tout. Tout d’abord pour que je me sente moins seul dans l’échec qui se profile, et puis parce que si on y arrive, on partagera les frais du pot pour arroser tout ça. Je sais que ceux qui lisent ceci s’imagine qu’il ne sert à rien de soutenir ma démarche et que si quelque chose doit se passer, ça se passera, et que si rien n’arrive alors ça sera simplement risible et qu’au mieux j’aurai le droit à quelques moqueries bien senties. Voir à des trolls ! Ce serait presque magique d’atteindre la notoriété suffisante pour se faire moquer par ces animaux qu’Internet a engendrés. Mais qui si on y regarde de plus près existaient de tous temps, simplement on les entendait moins facilement par le passé et leur travail de production était ralenti par les moyens mis à leur portée, voire tout bonnement censurés par des âmes charitables et sensées qui arrivaient encore alors à les intercepter à temps. Mais les fibres optiques les ont libérés de leurs camisoles. Et aujourd’hui ils peuvent déverser leur haine à tout va. Car c’est tellement bon de pouvoir dire du mal de tout ce qui nous entoure pour se sentir vivant, différent, mieux. Comme un premier de la classe trop bien peigné qui plutôt que d’aider tous ses petits camarades à s’élever va les enfoncer auprès de la maîtresse pour être bien sûr de garder son piédestal tout à lui, et à lui seul.

Notre formidable, sans ironie, Bernard Werber semble d’ailleurs avoir été lui-même victime de ces créatures des abîmes. On le sens dans ce dernier roman, et dans les titres de certains articles que j’ai vu se répandre sur la toile et dans lesquels il semblait fustiger les critiques qui ne pensaient qu’à la pureté et à la profondeur du style comme unique forme possible d’écriture. Dans l’ouvrage qui nous intéresse (Depuis l’au-delà, pour ceux qui auraient raté le premier épisode de notre traque. Traque sur Internet… wahooo titre de film sorti du néant d’un coup… on en reparlera), on sent poindre à chaque occasion une haine entre les écrivains qui privilégient le style et ceux qui mettent en avant leur imaginaire. Le premier groupe ne pouvant se mêler à l’autre, et les premiers l’emportants sur les seconds dans un monde de népotisme et de consanguinité de la flatterie. Le tout finissant dans un combat titanesque entre les deux forces ainsi mises en confrontation par l’auteur, usant de leurs pensées pour s’étriper (car dans le monde des morts décrit dans le livre ils ne peuvent pas se toucher, mais peuvent faire se toucher des émanations de leurs esprits… là aussi, c’est une pirouette, mais elle me plaît, on se croirait dans une grande arène Pokemon, plutôt actuel, non ? Ou alors au bon vieux temps des combats de Magic sur un coin de table au lycée). Mais tout est bien qui finit bien car les deux camps se réconcilient et tous tombent dans les bras les uns de autres. On imagine alors que se réconcilieront les deux styles. Dans un futur que l’auteur ne décrit pas. Quand j’ai refermé le livre, j’ai balayé dans mon esprit les auteurs de l’imaginaire qui auraient pu aussi être des auteurs de style. Et c’est mon tendre amour, alors que nous traversions la ville main dans la main, qui m’a permis de comprendre qu’il en existait des quantités. Et en chef de file je trouvais la réponse dans le livre même qu’elle venait elle-même de terminer,  l’arrache coeur, de l’ami Boris Vian, himself ! L’homme du nénuphar et du piano à cocktails ! Mais bien sûr ! Et ainsi j’entendais des passages entiers de la peau de chagrin et de l’origine des temps. Des auteurs si purs dans leur style, si parfaits dans leurs phrasés, si intenses dans les émotions qu’ils font ressentir et si inventifs dans leurs intrigues. Finalement il est impossible de mettre en avant une catégories d’écrivains pour lui attribuer plus de qualité qu’à l’autre.

Mais on sent quand même chez notre auteur une certaine haine de ce qui a dû être des critiques trop virulentes de sa plume parfois simple, mais pourtant claire et de son rythme soutenu sans pour autant être une course en avant. C’est vrai que si on prenait un livre de Werber et qu’on l’écrivait avec la capacité de style de Flaubert, l’ouvrage Les Fourmis ferait certainement des milliers de pages tellement l’intrigue est profonde et développable à l’infini. Mais on s’ennuierait. Et plutôt fermement. Ce serait trop long et on perdrait le fil. Car ce n’est pas ce qu’on vient chercher dans ces histoires. Je n’ai jamais cependant lu de critique négative de Bernard Werber, bien au contraire. Au mieux certains articles que j’ai pu lire en entier qualifiaient son courant de littérature pour adolescent, et alors ? Les adolescent aussi savent lire, et l’intelligence ne vient pas en vieillissant, c’est la connaissance qui s’acquiert. L’intelligence, elle, est ou n’est pas. Voire disparait avec le temps si on en croit tous les grisonnants qui hantent nos chaines d’information continue à essayer de nous vendre des idées passéistes en voulant y croire eux-même. Mais je m’égare.

Notre écrivain inaccessible n’a pas réussi à encaisser certaines critiques, eh bien nous les emmerdons ces critiques. Seuls le résultat des ventes issu du plaisir des lecteurs compte. Et nous, les lecteurs, nous régalons.

Mais là quand même, il reste en suspens une question qui me taraude au point de me turlupiner. Comment diable la Lucy de ce roman fait-elle pour voir ce bon-sang d’ectoplasme féminin atteint de la maladie d’Alzheimer aux pieds  de son lit ?

C’est le mystère que nous essayons de résoudre mes amis. Et ceci est le deuxième petit texte minable qui permet de meubler notre quête vers une réponse de notre auteur, qui lui seul détient dans les recoins de son esprit la réponse à cette question qui va finir par me faire des ulcères partout autour du gros intestin (si jamais c’est un endroit propice à ce genre de maladie, je ne suis pas médecin, j’essaye juste d’illustrer ma frustration).

Et je vais vous dire autre chose. Il sera tellement heureux de nous éclairer, qu’il pourra aussi nous dire comment la grand mère du héros de son roman se fait ralentir par un spectre dans les catacombes, alors que ceux-ci sont sensés être impalpables et se traversent les uns les autres sans heurts.

Bref. Mystère et suspens insoutenable sont le lot bien mérité de ces épisodes de Seeking For Library Star !

Ceci clos le deuxième jour de notre épopée. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que cela va être beaucoup plus difficile que Looking For Youtube Star il y a deux ans. Je sens les fans qui entourent B.Werber moins réceptifs à ce petit jeu que ne l’étaient ceux de E-Penser. Nous verrons bien. De toute façon je ne lâche rien, et si au bout du bout, dans 50 ans nous en sommes toujours au même point, je vous promets de publier l’ensemble des textes de TheFishEye dans un recueil que nous irons lire tous ensemble autour d’un feu sur les bords de la rivière de votre choix ! Et tous nus ! Voilà !

Allez les amis ! #FuckTheFish !

PARTAGEZ, LIKEZ, COMMENTEZ, LACHEZ-VOUS !! ET VIENDEZ SUR FACEBOOK !!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 16 octobre 2017 par dans Chronique, Seeking for Library Star, et est taguée , , , .

Navigation

%d blogueurs aiment cette page :