Maxime Chattam – L’appel du néant

Maxime Chattam, donc.
L’appel du néant.
(ben mon cochon avec un nom comme ça comment veux-tu essayer de deviner ce que contiennent les 500 pages du machin… et en plus avec une 4ème de couverture laconique comme jamais qui résumerait aussi bien le dernier Stephen King que le prochain Veronique Genest!).

chattam

Un cadeau de noël. Je dois avouer que j’étais passé plusieurs fois devant, étalé qu’il était sur les rayonnages des mêmes têtes de gondoles que Werber (qui s’est bien foiré sur son dernier opus, je me répète mais ça m’attriste) et Dan Brown (qui vient de réécrire de quoi mettre à nouveau Tom Hanks à l’écran l’année prochaine), mais je n’arrivais pas à me lancer. Lors de ma dernière razzia à la Fnac je me suis pourtant permis deux éditions de poche du monsieur mais elles étaient toujours dans les « à lire », peur sans doute de verser dans le roman facile. Peur d’être déçu. Peur que ce soit nul tout simplement. À sa sortie il y a deux ans, je crois, je m’étais pourtant bien amusé avec le Coma des Mortels, mais sans en ressentir non plus une excitation folle dans la clef de l’intrigue vite découverte. Il y avait malgré tout une narration plutôt vive et le bouquin s’était laissé dévorer en une petite semaine.
Alors banzaï. Et parce qu’un cadeau est aussi un totem sacré à vénérer, j’ai délaissé toutes mes autres lectures en cours pour ne me concentrer que sur celle-ci. Et surprise. Dès le premier chapitre Chattam accroche bien le lecteur. On sent le mec rôdé. C’est propre. Pas trop long (je déteste quand c’est trop long…) ça s’enchaîne, ça fait glisser les doigts sous la page à peine commencée pour les préparer déjà à la tourner et ainsi ne rien risquer de perdre du rythme.
Donc déjà on ne s’ennuie pas. On ne relit pas 20 fois la même phrase pour comprendre ce que fout là un personnage qu’on n’avait pas vu venir mais dont la présence sera expliquée 3 pages plus loin après qu’on se soit perdu complètement. C’est bien rangé et linéaire.
Mais du coup on se demande si on ne va pas se faire un peu chier (oui osons le mot). Ce sentiment débarque vers 50/60 pages. À ce train-là à ce moment de l’opus, dans 30 pages c’est bouclé, au revoir merci vous reviendrez lundi vos culottes seront propres ! alors que peut-il bien y avoir dans le reste du pavé. Eh! bien il y a le talent de l’auteur. Ce salopard a réussi à me surprendre tout au long du livre. Même à des moments où j’avais bien décidé de le devancer dans mon analyse de ce qui allait se produire, me la jouant Mme Irma du polar sans aucune once de modestie, il m’attendait encore au tournant avec un sourire en coin et un clin d’œil malicieux.
Un bon roman [🚨opinion personnelle🚨] c’est comme un bon restaurant. Il y a deux écoles. Soit on part dans l’inconnu mais avec un grand chef. Soit on vise le classique qui fait plaisir sans connaître le patron mais en misant tout sur des recettes ancestrales. Dans les deux cas : bonheur. Parfois par chance on tombe sur des génies qui transcendent leur genre. D’autres fois malheureusement on vomit. Mais dans l’ensemble, et sur le long terme, on est plutôt dans le contentement et la satisfaction.
Et puis il arrive qu’on pense être dans la trattoria du coin de la rue qui devra nous offrir une succulente mais attendue calzone, et on se découvre en réalité assis à la table de cuisine de Maître Bocuse himself !
Sans verser trop facilement dans un pathos émotionnel pour vous faire monter les larmes, je revendique que ce roman de l’ami Chattam ne devait être qu’un bon plat du jour pour mon palet, et qu’il s’est avéré être une incroyable omelette aux truffes. Et cela ne tient presque pas à son style et à sa grande maîtrise de l’intrigue dont on vient de parler et qui restent remarquables (bravo vous méritez les volumes de ventes hallucinants que vous générez), mais particulièrement dans ce livre à ce qui y est décrit.
Le livre est d’ailleurs dédié (entre autres dédicaces) à nos forces de l’ordre. Une partie du grand plaisir que j’ai pris en lisant ce galopant thriller vient des détails croustillants et qu’on espère les plus justes possible, sur le travail d’enquête en France et en Europe. Passionnant. Loin de ce que nos chaînes TV inféodées aux texans essayent de nous faire assimiler depuis 40 ans.
Que vous aimiez ou pas ce style, pas cet auteur, pas lire tout court (c’est pas bien ça, faut se forcer! aller aller!), prenez cet ouvrage comme une parenthèse informative bien menée et libre de toute volonté démagogique (Élise Lucet si tu nous écoutes, celle-là était pour toi).
En plus, 5 jours (même en travaillant), c’est plié et on referme le livre avec un grand sourire, car je ne vous ai pas tout dit… mais dans les 40 dernières pages…!!!!

Un grand plaisir de lecture et un superbe cadeau !

 

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