La concierge est dans l’escalier

Alors finalement comme vous l’avez constaté, même si vous n’êtes pas nombreux à vous en être réjouit, le blog n’a pas fermé contrairement à ce que je pouvais raconter ici.

Ça reprendrait même un peu de poil de la bête, non ? Sans aller jusqu’à un article par jour, il y a comme une augmentation de cadence significative qui doit faire penser à tout le monde que je n’ai rien d’autre à foutre. Ce qui n’est que partiellement vrai.

Vous êtes mes psys (aucune idée si la version tronquée de psychologue s’accorde en nombre… mais si un jour une de mes profs de français m’honore de son abonnement et tombe sur ce texte, je lui demanderais d’ores et déjà de bien vouloir m’éclairer en commentaire). Et en tant que thérapeutes j’ai besoin de vous. Alors je m’épanche.

<Fin d’introduction larmoyante>


Parlons haut et pensons bas ! Si vous le voulez bien.

Qui se fait chier ? Levez la main !

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Tout le monde ? Eh, ben c’est normal. En dehors de quelques épisodes alcoolisés qui pour certains ne sont d’ailleurs que des mirages (pour cause d’enfantement prochain ou de croyance en de vieux bouquins) on ne peut pas dire que notre esprit nous laisse la liberté d’être sereins.

Quand ce n’est pas le patron qui nous met une pression de malade, c’est maman à la maison qui laisse pleurer les gosses, ou pépère qu’a pas fixé les tringles qui trainent dans le milieu du salon depuis la nuit des temps. Sinon ce sont les impôts qui sonnent à la porte, les voisins qui bringuent un soir de grosse fatigue… bref on n’a pas cinq minutes pour avoir l’esprit clair, libéré et pouvoir penser à nous, à l’air qui nous entoure ou au parfum des fleurs de printemps (ou au parfum des sous-vêtement d’Angelina Jolie, ça dépend de vos penchants).

Ce serait tellement merveilleux un monde de paix intérieure. Un monde où on ne risque pas sa peau à chaque aggio bancaire ou à chaque PV pour stationnement. Un monde où partir visiter nos cousins du bout de la planète ne nécessiterait pas des tampons sur des documents impossibles à obtenir. Un monde où on serait tous beaux pour les autres et où chacun aurait sa chacune, son chacun, ses chacuns ou tout ce qu’il veut pourvu qu’il soit satisfait, pleinement.

Oui mais voilà, c’est la guerre. En permanence il faut qu’on se trouve une petite bagarre, un petit conflit. Pour le gagner, pour humilier, piller, violer… regardez-vous, vous n’êtes pas bien placé pour me contredire. Si je vous donne un bouchon de stylo, vous faites quoi ? Vous le machouillez, vous en tordez l’agrafe (c’est le petit machin qui dépasse et qui sert à enfiler le stylo dans la poche de sa chemise sans qu’il tombe, la classe !), avant qu’ils n’y mettent un trou à la petite extrémité vous l’auriez sucé et vidé de son air pour qu’il reste accroché à votre langue comme une ventouse. Ce n’est pas vrai tout ça ? Et si par malheur je vous donne le stylo qui va avec le bouchon, vous allez me le démonter, en dévisser tout ce qui peut l’être, jouer avec le ressort en l’étirant jusqu’à plus soif. Ne me dites pas que c’est là le comportement de gens sains d’esprit et ne cherchant pas systématiquement à détruire tout ce qu’ils effleurent ! Si un papier traine, vous en faites une boulette direction la corbeille ou la tête du voisin, un bout de papier peint ou de quoique ce soit qui dépasse, vous tirez dessus comme des ânes jusqu’à avoir tout déchiré et réduit en lambeaux. Et je fais tout pareil que vous. Le même exactement. Non, non, non. J’ai beau nous regarder je ne vois pas d’issue possible. Ou alors si.

N’avez-vous pas remarqué que les humains s’unissent et s’entraident sans (trop de) heurts quand ils sont collectivement menacés ? Je ne dis pas des petites menaces ponctuelles, mais de grandes menaces collectives, touchant tout le monde. Si une seule partie de la population est touchée, on sait ce qui arrive. Toutes les autres parties vont subitement décréter que les opprimés l’ont bien mérité et vont s’unir pour détourner l’attention de l’oppresseur principal vers cette unique population afin de sauver leurs miches!

Donc il faudrait qu’on soit dans une merde noire et collective, comme par exemple un réchauffement climatique prouvé et avéré, une disparition irréversible des espèces, une paupérisation planétaire, pour qu’enfin on se lance fraternellement dans la création d’un monde plus juste, équilibré et vivable sans le stress d’être mangé par son voisin.

Ouaip… on est foutu.

Bon ben au moins dans ce cas laissons place à nos instincts les plus agréables. Déclarons ouverte l’orgie générale. Régalons-nous de tout ce qui peut faire jouir nos sens. Mais là encore. Certains débiles ou personnes atteintes de troubles mentaux (avérés ou culturels) trouveraient le moyen de jouir en détruisant l’autre et rebelote, on repart pour un tour.

Non, c’est insoluble. Le plus fort tue le plus faible. L’énervé pourrit la vie du calme. L’angoissé ne peut survivre qu’à la vue complaisante d’une angoisse plus importante chez son prochain. Tous les efforts pour que ça s’améliore ne sont réalisés que par des impies qui n’espère qu’en tirer profit.

Vous êtes déprimants.

Si on ne veut pas de tout ça, que peut-on faire ? On invente une navette pour s’installer en orbite ? On creuse un trou bien profond pour s’y recréer notre petit univers de rêve ? On se laisse plonger dans un coma médicamenteux en s’agrafant sur le torse un papier : « réveillez-moi quand ça ira mieux ! » ?

Je n’avais aucune envie d’écrire un truc déprimant aujourd’hui, mais c’est sorti tout seul, parce que de mon côté j’ai compris pourquoi j’étais revenu sur ce blog. Pour sa raison d’origine. Partager, vous rencontrer, rigoler, débattre et raconter des histoires, fantaisistes ou polémiques. Tout ça à la fois et bien plus, et surtout et avant tout pour passer un bon moment en votre compagnie, et en la mienne (avec ma gueule qui se reflète dans l’écran quand la lumière baisse un peu je n’ai pas choix).

Je décide donc dès aujourd’hui que sur ce blog la morosité stressante qui est la concierge de nos esprits et ne laisse entrer que les mauvais penseurs est bannie dans la cage d’escalier et qu’elle n’en sortira que quand ça brillera, nomdidiou ! Et pendant ce temps-là prenons l’ascenseur !

#FuckTheFish

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