Pensées, avec orgue et violons

Dis.

Tu crois que Bach aurait écrit

Son adagio s’il avait été heureux ?

Dis.

Tu crois qu’il nous bercerait

Si nous étions si enthousiastes de vivre ?

Dis.

*

Je veux croire que toute la mélancolie

Qui irrigue en poison acide nos veines

S’écoule au loin par ces notes déchirantes

Et libère notre monde de sa détestable

Odeur putride.

*

Mais, dis.

Pourquoi pleures-tu ?

Pourquoi ne lèves-tu pas les yeux

Pour voir ce ciel si doux qui t’enveloppe ?

Dis.

Pourquoi ces frissons qui parcourent ta peau

Quand les violons et l’orgue vibrent à en faire

S’effondrer les édifices de nos vies ?

Dis moi.

*

Tes questions ne font que nous enfermer

Dans une cage où le temps se tord

Et nous prend de vitesse

Pendant que tu penses

La vie a fait un bond

Elle t’a laissé là

Et tu n’as rien

Fait pour la

Retenir.

*

Alors dis.

Que devient-on ?

*

Plus rien.



©TheFishEye2019

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