Qu’en pensent les pros ? – round 2

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Evidemment hier je n’ai eu aucune réponse de la part d’aucun éditeur sur ma requête. Triste constat, mais soyons conscients de ça : c’est trop tôt !
Je rappelle le contexte pour ceux du fond de la classe : depuis le lancement du podcast les interviews semblent appréciées et je rencontre de plus en plus d’auteurs indépendants. Je préfère dire indépendant plutôt que auto-édités, car c’est trop restrictif.

— Mais pourquoi est-ce si restrictif de dire auteur auto-édité ?
— Eh, bien, justement, merci de poser la question, on y vient.

Dans toutes ces personnes formidables que je rencontre il y a certes beaucoup d’auto-édités, qui se servent directement d’imprimeurs, voire impriment eux-même (si, si) et ensuite distribuent, encore une fois, eux-même. Ce sont les véritables auto-édités. Le préfixe auto parle de lui-même.

Mais je rencontre beaucoup plus d’auteurs non-encartés par une maison d’édition, et/ou, qui papillonnent d’une petite maison d’édition à une autre, sans attache (il est libre Max, avouez-le, ça vous a traversé l’esprit !).

Mon analyse profane et médiocre tend à me faire croire que ce statut n’est pas un choix réel pour la plupart d’entre-eux. Je dis bien « la plupart », car je vois d’ici les rageux venir revendiquer leur besoin d’indépendance et vomir sur toutes les maisons d’éditions qui ont pignon sur rue (expression ridicule car on sait très bien que c’est la façade qui doit être sur rue et non le pignon, private joke construction). Ils diront qu’elles sont toutes asservies au grand capital et n’ont pour vocation que d’abêtir le peuple et le maintenir dans un état de troupeau de bovins baveux et ruminants d’où aucune extraction n’est possible, et ainsi laisser les reptilo-comploteurs tenir le monde au bout d’une laisse comme ma voisine le fait avec Titi son caniche nain. Il y a certainement une part de vérité là-dedans, mais cette perception n’est-elle pas légèrement exacerbée par la frustration larvée de voir ses propres manuscrits rejetés les uns derrière les autres ? (sans pour autant qu’ils soient mauvais, mais on sait tous la quantité improbable d’ouvrages reçus dans les comités de lecture… comment voulez-vous qu’ils s’en sortent !?) Je ne sais pas, je n’ai envoyé qu’une fois un manuscrit, j’avais 16 ans, et je ne sais même pas s’il est bien arrivé.

Donc, ne perdons pas le fil chère Ariane, ce n’est pas un choix évident que de devenir indépendant. Ça se mûrît, ça se soupèse, ou bien on se le prend dans la face. Mais est-on pour autant un auteur auto-édité à 100% ? Non, je ne crois pas, et tant mieux !

Tant mieux car l’indépendance ne doit pas exclure le professionnalisme. Il y a des génies, certes, bien qu’un ami de Twitter me dirait que non, avant de me balancer son bagel au visage, mais je crois quand même à l’existence de personnes qui sont douées d’une intelligence et/ou d’une perception des besoins de leur époque telle, qu’ils s’auto-suffisent. Mais nous. Les sans-grades. La plèbe de l’intelligence. On doit au moins avoir celle d’aller chercher la compétence où elle se trouve. On sait écrire, même si ça reste à prouver, mais admettons. On pond notre histoire, mais faut-il encore avoir le courage de: la faire relire, la faire corriger, la retravailler, la mettre en page, en faire un pitch de 4ème de couverture, l’imprimer, la distribuer… mais dites-donc ! Ça en fait des choses ! Et si on veut bien les faire, il faut se rapprocher de tous les professionnels, souvent indépendants eux aussi, qui mettent à disposition, contre rémunération, leurs compétences afin que le produit final qu’on soumettra au lecteur contre une modique somme demandée du bout des lèvres pour rentrer dans nos frais, soit digne d’une grande maison d’édition. Pourquoi ? Parce qu’on veut leur ressembler. Au moins sur la forme. Et on veut même faire mieux, voire simplement différent. Donc, comme le rock dans les années 70, nous sommes des indés ! J’adore ce terme.

LA LIGUE DES AUTEURS INDÉS

 Je reviens donc à mon premier paragraphe, tout en vous ayant donné la raison qui fait que je ne serai jamais édité, je diverge trop (parfois même je dis couilles, mais moins, et cette dernière blague est la deuxième raison de mon enlisement dans l’indépendance).

Bref donc, nous voici redéfinis par moi-même, auto-édités, indépendants, finalement peu importe le terme, ce qui importe c’est que nous ne soyons pas des grands noms de l’édition. Ils ne veulent pas de nous pour mille raisons, toutes louables. La première étant qu’ils sont assez grands pour faire ce qu’ils veulent chez eux.

Mais qu’ils le veuillent ou non, nous faisons partie du même monde. Aussi souhaitais-je innocemment les interviewer. Leur demander l’opinion qu’ils ont de nous, les indépendants. S’ils ont des conseils à nous donner. S’ils scrutent Wattpad en permanence à la recherche d’une pépite… etc etc

Tout est expliqué là.

C’est donc le deuxième article sur le sujet, on a digressé ensemble sur la définition des indépendants ou des auto-édités, sans conclure, juste mon opinion, ma vision, fausse ou pas, faussée ou biaisée par ma propre expérience, mais quelle est la vôtre ? On en parle ? Et vous les non-édités par ces grandes maisons, quelle est votre opinion sur l’avenir de l’édition ?

En tout cas je compte sur vous pour partager à fond ! Et permettre que cette interview sur le podcast se fasse !

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