Qu’en pensent les pros ? – round 4

(cliquez pour découvrir l’origine de ce bazar par l’article de départ)

article précédent     //      article suivant

Il faut peut-être que je donne un sous-titre à cet article, qui pourrait aussi être le sous-titre de ma journée sur les réseaux : l’humain est par essence anthropophage !

Mais oui ! L’instinct de survie est tel que ça se fout sur la tronche à la moindre occasion. Et ce qui est rigolo, quand on finit par être spectateur, car ce matin j’étais sur la route et je ne pouvais donc pas répondre facilement, déjà que lire les tweets était légèrement risqué, ce qui est rigolo donc, c’est que ça se fout sur la poire, en disant quasiment la même chose. Mais la moindre nuance est un sujet de discorde.

Passons.

Tout est parti d’un tweet énervé de ma part, car oui les deux derniers bouquins que j’ai reposé au bout de dix pages car je ne suis pas Champollion (comprend qui peut) m’ont quelque peu exaspéré. Je vous le livre, et au passage je me la pète un peu :

D’un coup d’un seul, ce qui se déroulait comme une conversation plutôt cordiale et argumentée sur le fait que les auteurs auto-édités pourraient trouver des moyens de relecture et de correction plus efficace, s’est transformé en une bataille rangée avec d’un côté de la ligne de front les auto-édités et leurs fans, et de l’autre les défenseurs des maisons d’éditions traditionnelles. Je ne sais pas si « traditionnelles » est le bon mot, ni si ce dernier ne déclenchera pas encore la vindicte de la foule, mais vous m’avez compris.

Tout au long d’échanges enflammés, plusieurs vérités, et leur contraire, ont pris forme. Je vous en livre deux, sans citer leurs auteurs, qui m’ont marqué et sur lesquelles je voudrais revenir.

Les maisons d’édition ne vendent que des livres commerciaux, souvent moins bien écrits que ce que propose la monde de l’auto-édition, car elles donnent dans la facilité.

Impossible à vérifier. On demandera cependant auxdites maisons d’édition comment elles sélectionnent, et si leur ligne éditoriale est conduite par le besoin de vendre, ce qui est normal car il faut payer le loyer et les salaires, et quel est le pourcentage de risque annuel qu’elles s’autorise. Puis dans cette part de risque, comment choisissent-elles les paris qu’elles font ?

Seconde citation :

Les auto-édités le sont car ils n’ont pas le niveau pour être édités.

C’est péremptoire et ça démontre une méconnaissance totale du fonctionnement des maisons d’édition sur le processus de sélection, ou de détection des nouveaux talents. Par contre cette règle non systématique est certainement vraie pour les bouses, car oui il y a des bouses cosmiques en auto-édition. Il y en a aussi en édition traditionnelle. Il y en a partout finalement. Comme en cinéma, peinture, … et même en architecture ou en ingénierie, vous n’imaginez pas. Alors tout ça fera aussi partie de l’interview de maison d’édition, dès que j’arriverai à en accrocher une, même une petite.

Donc personne ne s’aime et tout le monde voudrait tirer la couverture à soi. Chacun voudrait être plus connu que le voisin et surtout vendre assez de livre pour en faire une activité rentable. Comme je n’ai pas épuisé mon stock de pavés depuis l’article précédent, je témoigne en balançant une autre caillasse : les deux meilleurs livres auto-édités que j’ai lu ont été écrit par des auteurs qui ont conscience de ne jamais pouvoir vivre de leur art, et ont un métier à côté, voire une profession dont l’écriture n’est qu’un exutoire.

D’ailleurs, et Twitter m’en soit témoin, nous avons eu sur les réseaux de belles conversation à ce sujet, tout aussi épineux. Peut-on se décréter auteur, et réclamer le dû qui va avec, de manière totalement arbitraire et unilatérale ? Ou parce que tata Lucette a dit au dernier repas de famille qu’elle trouvait nos poèmes jolis, alors qu’on sait que c’est parce qu’elle voulait la souris d’agneau pour elle toute seule.

Donc, autre question pour les maisons d’édition : au sein de votre pool de jeunes auteurs (pas par l’âge, suivez un peu !) combien ne vivent que de cette activité ? Est-ce possible ? Si oui, à partir de quel seuil de vente ? Et est-ce raisonnable car le roman suivant sera peut-être un échec ?

Et c’est là que je m’arrête aujourd’hui, alors que je vous écris ça entre deux réunion,s faut bien faire bouillir la marmite et en plus j’adore mon job, et de toute façon je n’ai pas de marmite, mais un wok, comme tout bon bobo re-nouvellement parisien qui se respecte.

Vivement les prochains débats sur Twitter, vivement qu’une maison d’édition accepte de passer derrière le micro du podcast, faites tourner pour que ça fonctionne un jour !

Soyez heureux, arrêtez de vous foutre sur la face et buvez frais,

l’arrière saison est chaude !

article précédent     //      article suivant



#FuckTheFish à tous !

AIDEZ A FAIRE VIVRE CETTE QUÊTE SI ELLE VOUS PARLE : PARTAGEZ, LIKEZ, COMMENTEZ, LACHEZ-VOUS, ABONNEZ-VOUS!! ET VIENDEZ SUR FACEBOOK, SUR TWITTER, SUR WATTPAD ET SUR SOUNDCLOUD !

3 commentaires sur “Qu’en pensent les pros ? – round 4

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s