Qu’en pensent les pros ? – round 7

(cliquez pour découvrir l’origine de ce bazar par l’article de départ)

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Boire sans soif et faire l’amour en tout temps, Madame, il n’y a que ça qui nous distingue des autres bêtes.

Ainsi donc parlait, écrivait, l’ami Pierre Augustin Caron à l’aube de la révolution française. Il aurait pu rajouter qu’en plus ça réconforte, et que le premier aide souvent le second à se réaliser…

Alors je noie dans des vapeurs toutes Bukowskiennes (ou Bukowskistes, ça dépend la tendance), cette ignorance totale des maisons d’édition à l’égard d’un petit podcast de rien du tout, mais fort sympathique. En même temps que j’écris ces quelques lignes, je m’interroge sur l’évidence qu’il est difficilement possible de faire autre chose que d’ignorer ce qu’on en sait pas exister. Mon cerveau n’est pas encore capable d’interpréter ce paradoxe qui établit que nous pensons être connu de ceux que nous connaissons, alors qu’il n’en est rien du tout. Et que dire de ceux qui nous connaissent mais que nous ignorons à notre tour. Comment faire ? Est-ce soluble ? Dans l’eau de Seltz de préférence, en ce jour hommage à Gainsbourg ? Ou est-ce insolvable sans qu’on en soit pour autant comptable, même si on francise ici un anglicisme qui nous écorche un peu la pensée ?

J’ai lu, sans voir ni vaincre, il y a longtemps, une étude qui montrait qu’un humain, tout à fait assez banal pour entrer dans la norme que définissait l’article, ne pouvait se targuer de plus de deux cents connaissances, et que ce chiffre-là même était déjà une prouesse démesurée. Le même auteur renchérissait son propos en dissertant sur l’inutilité d’avoir plus de contacts pour pouvoir atteindre rapidement une grande partie de la population, et embrayait sur une explication de la théorie des six poignées de main du Hongrois Frigyes Karinthy (à vos souhaits). Cette théorie géniale m’a toujours fasciné. Elle explique que chaque humain est relié à n’importe quel autre par une chaîne de connaissances de six maillons maximum. D’après des études menées depuis l’apparition des réseaux sociaux, ce nombre de maillons serait aujourd’hui réduit à 3.5. Incroyable ! Pas tant que ça, car regardez vos contacts. Vous êtes bien au-dessus des 200 définis plus hauts, qui devraient seuls, normalement, combler votre existence.

Revenons à notre ami Polonais et faisons la démonstration. Imaginons que monsieur Dupont, libraire à Vesoul, veuille rencontrer Alexandre Astier (hasard complet sur le choix), et lançons la machine :

M.Dupont connaît le patron de l’association des commerçants (1)
Ce dernier connaît le maire (2)
Le maire connaît le député (3)
Le député connaît le président de la commission sur les média (4)
Ce dernier connaît un membre du CSA/SACEM… (5)
Ce membre connaît l’agent artistique d’Alexandre Astier. (6)
Et cet ultime connaissance connaît Alexandre Astier.

Six maillons donc entre Monsieur Dupont et Alexandre Astier, et encore, on a pris un exemple un peu compliqué. Imaginons que nous voulions maintenant démontrer que M.Dupont peut connaître son homologue de Biarritz.

M.Dupont connaît le patron de l’association des commerçants (1)
Ce dernier connaît le maire (2)
Le maire connaît le député (3)
Le député connaît son homologue du Sud-Ouest (4)
Qui connaît le maire (5)
Qui connaît le patron de l’association des commerçants de Biarritz (6)
Qui connaît l’homologue de M.Dupont.

Ici on a un système en cloche, qu’on pourrait dire du plus petit dénominateur commun, auquel on remonte pour redescendre dans un schéma totalement symétrique.

Tout ça pour dire qu’entre votre mouette serviteur et n’importe quel personne d’une maison d’édition, il ne devrait y avoir que six apéros (oui, j’ai transformé le nom de la théorie).

Et pourtant, pas un seul contact.

Alors je persiste et je signe d’un beau paquet de guano lâché d’une belle hauteur.

Chères et tendres maisons d’édition, vous qui remplissez les rayonnages des plus belles librairies, vous qui découvrîtes tant et tant d’auteurs incroyables, vous faites nos rêves inavoués, venez ! Venez causer comme on parle aux indépendant de la toile.

TheFishEye-LePodCast vous attend.


#FuckTheFish à tous !

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